L’ordinateur et le sorps humain

Article. L'ordinateur et le sorps humain

C'est une place de plus en plus importante qu'occupe l'informatique depuis vingt ans.

ARC

Published on Thursday, November 1, 1979 by Francoise Avon-Coffrant

N� 129 1er novembre 1979 6e ann�e

L’ORDINATEUR ET LE CORPS HUMAIN

C’est une place de plus en plus importante qu’occupe l’informatique depuis vingt ans. Le rapport Nora Mine a donn� au d�but de l’ann�e toute son ampleur au sujet. Si il nous a fait prendre conscience du poids qu’aura dans la vie quotidienne les applications multiples des syst�mes informatiques, il nous a permis �galement de mesurer � quel point notre vie �tait d�j� toute impr�gn�e de cette discipline.

Le sport n’a pas �chapp� � cette nouvelle science. Dans les pays les plus riches en � mat�riel humain � mais �galement les plus dou�s pour ma�triser les techniques informatiques des recherches sont activement pouss�es. La Russie, les USA bien s�r, mais des pays plus modestes sont �galement tr�s attentifs � ce qui se passe dans ce domaine.

C’est en tout cas ce qui ressortait de la r�union d’information organis�e le 24 octobre dernier par Data G�n�ral pour pr�senter le Docteur Gideon Ariel aux directeurs techniques des f�d�rations. La pr�sence de Monsieur Delavier, du docteur Fouillot t�moignait de l’int�r�t que peuvent repr�senter pour le sport les recherches du docteur Ariel.

Directeur de recherche � l’universit� de Massassuchetts le docteur Ariel s’est fix� comme objectif l’am�lioration du rendement athl�tique par l’informatique. Depuis 1972 il a introduit le film � grande fr�quence d’images comme m�thode d’�tude. L’ordinateur produit � partir du film un graphique qui prend en compte la force, la direction, l’acc�l�ration et la rapidit� des parties du corps mises en jeu. La mesure quantitative du mouvement est ainsi possible. A partir de ces donn�es, on peut d�terminer les

points perfectibles dans la performance de l’athl�te. Il est bien �vident que le docteur Ariel prend �galement en compte dans son analyse les r�sultats de nombreux examens m�dicaux ainsi que l’�tude des possibilit�s musculaires et l’�lasticit� des ligaments.

Le docteur Ariel a ainsi pu �tudier dans son centre de recherche omnisport � Cotto de Caza en Californie un grand nombre d’athl�tes au cours de ces derni�res ann�es : Mac Wilkins, Al Oerter (quatre fois m�daille d’or aux J.O.), Jack Nicklaus, Jimmy Connors, etc.

Cette analyse biom�canique semble d’apr�s les sp�cialistes extr�mement sophistiqu�e. Les r�sultats obtenus sont tout � fait convaincants. Le comit� Olympique des USA a �t� d’ailleurs � ce point int�ress� par le programme du docteur Ariel, qu’il a pass� un accord avec Data General et le Docteur Ariel d’une assistance technique � la pr�paration des athl�tes de haut niveau s�lectionn�s pour repr�senter les Etats-Unis � Moscou. aux J.O. de 1980.

Au moment o� la pr�occupation majeure des athl�tes de comp�tition est le recours au � doping sans trace �, le docteur Ariel a pour objectif de faire pr�valoir la biom�canique, l’utilisation de l’informatique comme le moyen le plus s�r pour am�liorer les performances athl�tiques.

Gageons que ces recherches trouvent aupr�s du monde sportif fran�ais qui lui aussi regarde vers l’informatique, un int�r�t dynamique qui apporte � nos athl�tes une aide nouvelle et pr�cieuse.

Fran�oise AVON-COFFRANT,

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